mercredi 7 juillet 2010

De l'art de trouver un appartement.

Je pensais que ça allait être relativement facile mais faut se rendre à l'évidence, la recherche d'appartement n'a rien de simple, même si je sais très bien que je vais finir par trouver quelque chose... (en tout cas je croise les doigts)
Déjà, la méthode à suivre est celle-ci : Trouver un quartier sympa et se balader dans les rues. Il y a des bureaux de property dealers partout donc c'est pas trop difficile à trouver. Ils sont minuscules, genre deux mètres carré et souvent ils sont plusieurs à travailler là, par exemple un réparateur de téléphones portables et le property dealer. Mais encore faut-il qu'ils soient là, qu'ils viennent quand on les appelle, qu'ils ne disent pas qu'ils arrivent "right now" et ne viennent jamais et qu'ils acceptent de s'occuper de nous. Ensuite le mec passe plein plein de coups de téléphone et on se fait trimbaler partout dans le quartier. La nouvelle que des étudiants cherchent un logement doit circuler assez vite parce que pendant les visites ils reçoivent des coups de téléphone et ils ont toujours un nouvel appartement à nous faire visiter. A tel point qu'au bout d'un moment il faut savoir dire stop ! On peut également passer par les sites de petites annonces pour rencontrer directement les gens qui ont une chambre libre dans une colocation mais hélas, ça ne pullule pas.
Pour l'instant on a visité deux sortes d'appartements :
  • des appartements où il y avait déjà des personnes mais ça ne correspondait pas à nos critères d'occidentaux (certes, on est difficiles en plus) : genre deux pièces à partager à quatre, pas de véritable espace à soi, des appartement très sombres et pas très propres puisque forcément étudiants indiens et étudiants français n'ont pas du tout les mêmes pouvoirs d'achat. Les indiens qui y vivent sont sympas mais je me vois pas vraiment habiter dans leur appart.
  • des appartements vides et non meublés, certains plutôt pas mal même si souvent mal agencés (la plupart c'est des pièces en enfilade ce qui fait que pour une colocation c'est pas vraiment le top) mais là où ça cloche c'est qu'on ne connait personne pour les partager avec nous.
Du coup on a posté une annonce sur un site + harcelé de messages des personnes qui avaient posté une annonce sur le site en disant qu'ils cherchaient une colocation. On espère que ça va nous faire rencontrer des gens et qu'on pourra ensuite avec eux visiter des appartements et en TROUVER UN.

mardi 6 juillet 2010

Pas de parapluie mais est-ce que ça serait utile ?

On s'est encore pris la mousson ce matin, charmante balade où on a fini les pieds pataugeant dans la boue trempées complètement jusqu'aux os de la tête aux pieds + nos sacs et leur contenu, dont l'original de nos lettres d'admission à Shri Ram College ! Le rickshaw-wallah (= chauffeur de rickshaw) qui nous a conduit à un moment semblait hystérique à cause de la pluie : il criait des trucs, riait aux éclats, levait les mains vers le ciel et criait quelque chose, roulait dans les flaques et riait des éclaboussures...! Après on est allées au McDo (oui oui je sais ça craint, mais c'est la première fois ! Hier midi on est allées dans le premier petit restau (ou devrais-je dire "boui-boui" ??) qu'on a trouvé) et avec la climatisation on se GELAIT ! Il y avait plein d'eau par terre tellement tout le monde dégoulinait et du coup il y avait des panneaux qui disaient "attention, sol glissant". Puis quand on est parties forcément nos chaises étaient trempées, donc une des dames-McDo les a essuyé avant que d'autres gens s'assoient. Juste des petits détails amusants...
Voici quelques photos !

Un aperçu d'une rue du campus (tout est en train d'être refait car les jeux du Commonwealth commencent bientôt). On ne voit pas bien mais il y avait d'énormes flaques monstrueuses et boueuses puisqu'autant dire que les rues de Delhi ne sont VRAIMENT pas équipées pour les pluies alors que bon, pourtant la mousson c'est tous les ans !

Cécile et moi, complètement trempées et dégoulinantes de partout. On s'était abritées un moment sous un abris bus où il y avait plein d'indiens.

L'abris bus et les indiens. J'ai eu le droit à un beau sourire du monsieur du milieu aha.


Une flaque (photo prise par Cécile)

lundi 5 juillet 2010

How much? - कितना?

L'argent ici pose de vrais problèmes. C'est peut-être parce qu'on est blanches et donc supposées riches, mais c'est aussi parce qu'aucun prix n'est affiché et fixe donc il faut tout demander et négocier, c'est une vraie plaie. Il faut également recompter minutieusement chaque roupies de la monnaie qu'on nous rend quand on achète quelque chose, on a déjà essayé de "m'arnaquer" deux fois. Pour couronner le tout avec ces problèmes d'argent ultra relou, j'ai perdu mon porte-monnaie ce matin avec ma carte bancaire, des sous et ma puce de téléphone indienne. Cet après-midi il a encore été question de sous puisqu'on a visité des appartements et qu'il faut toujours parler du prix et négocier sans vergogne, le prix de la location comme la commission pour le property dealer (=agent immobilier). Plus un petit accrochage en fin de journée avec notre property dealer qui nous a réclamé des sous pour nous avoir trimballé sur son scooter alors que bon, un agent immobilier ça se paye APRES avoir conclu un accord pour un appart, avec la commission ! Donc après que Samuel qu'on avait appelé pour savoir si ça se faisait ou pas nous ait dit non, on lui a affirmé avec plus de conviction qu'on lui donnerait juste sa commission si on choisit un de ses appartements et pas d'autres sommes et il a dit "ok ok, I don't force you, it's juste if you want..." donc je pense qu'il essayait de nous avoir un peu. J'aimerais bien que tout soit plus simple. J'ai hâte d'être installée et de passer aux choses fun. Quand même une chose un peu cool aujourd'hui : on a donc visité les appartements à proximité du campus et pour relier les différents lieux on a pris le scooter du property dealer sur lequel on montait A TROIS et SANS CASQUE !

La MONSOON est là !

Un aperçu de la rue. Photo prise en rickshaw !

Une journée qui passe à 100 à l'heure mais qui après coup paraît longue, longue, longue tellement ils s'est passé des choses, tellement tout est nouveau, presque éprouvant, et à la fois merveilleux et fascinant ! Il est minuit, on a décollé de l'appartement vers 13h et on est rentrées il y a une demi heure. Oui, on a un rythme plutôt décalé... J'ai du mal à ordonner mes idées, je ne sais pas trop par où commencer.

D'abord grosse déception à Connaught Place. C'est censé être LE centre de Delhi, la place centrale très touristique avec beaucoup de magasins et d'activités. Bon, effectivement il y a BEAUCOUP d'activité. Beaucoup de monde, des voitures dans tous les sens, plein de piétons sous les arcades, des chiens, des mendiants, beaucoup de magasins. Et puis surtout plein plein plein de travaux parce qu'ils refont la rue ou je ne sais quoi donc la chaussée est détruite de partout et on marche dans la boue ou sur des espèces de planches branlantes... Rien d'agréable, donc. En plus ce n'est pas du tout la même ambiance qu'à North Delhi : on nous aborde toutes les cinq minutes pour nous "aider", nous proposer un rickshaw, nous demander des sous... Alors qu'ici à North Delhi c'est limite si on ne s'occupe pas de nous, c'est quand même plus agréable. En gros pour moi Connaught Place est ma première déception.

MAIS, tout s'est arrangé rapidement. On a vite retrouvé Gaël, le mec rencontré à l'aéroport à Paris qui nous a amené dans le quartier de son hôtel à Main Bazar. Changement d'ambiance complet : le quartier est très simple, pas extrêmement pauvre mais simple, je ne trouve pas d'autre mots... En tout cas on voit quand même que c'est moins riche que là où on est en ce moment. La rue est en terre, il y a plein de petites échoppes minuscules, genre 2m², des vaches, des chiens, etc etc. Et surtout plein de blancs vu que c'est le quartier routard !!! Alors qu'ici à North Delhi on n'en a pas croisé un seul ! On est allé boire un verre sur le toit d'un hôtel du coup on avait vu sur tous les toits avoisinants c'était plutôt sympa. En plus à cette heure-ci, juste avant que le soleil ne se couche il y a plein de cerf-volants lancés du haut des toits dans le ciel de Delhi. On les avait déjà admiré hier soir. Samuel en a un, on testera sûrement !

Roof top.

Après ça on a joué à se perdre dans les rues de Main Bazar et au fil de la balade on a atterri dans des rues carrément pauvres. J'ai l'impression que là les gens vivent sur le perron de leur "maison", il y a beaucoup de monde dans les rues, les gens sont assis, discutent... Certains trient les ordures. Mais encore une fois même en étant ici au milieu d'un quartier très populaire aucun agressivité, pas de regard accusateur genre "oh les riches". Tout ce qu'on a entendu c'était des "hellooo, what's your naaame ?"... Bref, balade qui remet quand même bien les idées en place d'autant plus que tout le monde semble avoir le sourire malgré la pauvreté. Je n'ai pas de photos très réussies du coin donc je vous en met juste une pour que vous ayez une petite idée, mais je vous épargne les autres.. Par contre ensuite on a fait un saut à la gare et là encore c'était fou ! Les gens attendent assis par terre, il y en a même qui dorment ! Très loin de l'ordre français !

Quelques enfants dans le dédale de rues dans lequel on s'est perdus.

La gare.

On est retournés manger sur le toit de l'hôtel où on avait pris un verre et avec le soleil qui se couchait c'était vraiment magnifique. On a encore mangé indien (et toujours pas mal au ventre !) et on a gouté notre premier chai. C'est un thé avec du lait et des épices, c'est vraiment très bon. Tout le monde en boit ici, c'est la boisson typique. Petit moment de flippe quand on a été envahi tout d'un coup par des bestioles volantes puisque j'ai décidé de ne pas suivre le traitement contre le paludisme ici à Delhi mais seulement quand je sortirai de la ville... En fait fausse alerte ce n'était pas des moustiques mais des mouches ! On a rencontré un indien qui faisait le soir-même sur ce toit un spectacle de marionnettes avec son fils, on y a donc assisté et on a eu le droit à un passage sur le kamasutra mimé par les marionnettes très explicitement, le tout joué par le fils de 12 ans !!
Le toit où on a mangé au coucher du soleil.

Main Bazar by night, c'est vraiment... le bazar !

Une dernière chose : on rejoignait Samuel, Stéphanie et compagnie à Connaught Place quand... UNE DÉLUGE nous est tombé dessus ! En deux secondes on s'est retrouvées trempées, pataugeant dans la boue. Ce n'est pas la petite pluie fine de France, c'est vraiment le truc qui te trempe en deux secondes. Le plus incroyable c'est la façon dont les indiens réagissent : d'une façon tout à fait naturelle, limite comme s'il ne se passait rien, ils continuent leur petite vie pas du tout effrayés par le fait d'être trempés... Du coup on a fait pareil !

J'ai une dernière anecdote mais je ferai un article spécial pour la raconter. J'ai vraiment l'impression qu'on vit des choses exceptionnelles et limite qu'on évolue dans un monde parallèle. Rien n'est désagréable pour l'instant. J'espère que l'Inde va m'adopter.

samedi 3 juillet 2010

Excursion dans les rues de North Delhi.

Allez, c'est parti pour un nouveau message ! Enfin ne croyez pas que je passe ma vie devant l'ordi en ce moment, hein. Et aussi autre chose : je suis vraiment pas le genre de fille qui sait résumer les choses de façon courte, désolée si c'est super long...
Après le déjeuner on a décidé de sortir un peu de l'appartement pour une première vraie rencontre avec la rue indienne. Stéphanie et Samuel nous on accompagné à un "phone store" pour qu'on puisse acheter des cartes sim et du crédit indien. Le premier dans lequel on est allés n'a pas voulu car on n'a pas encore d'adresse fixe ici, en Inde. On s'est donc rendus dans un deuxième magasin où, cette fois, il n'y a eu aucun problème. Il fallait seulement une photo d'identité (qu'on avait, ouf !) et une photocopie de nos passeports que Samuel et le gérant du magasin sont allés faire ensemble dans le magasin d'à côté. Donc voilà ça y est, j'ai un numéro indien !!!! C'est un grand pas dans ma nouvelle vie indienne je trouve. Ensuite Samuel a voulu nous faire tester une boisson "tipique", c'est dans une bouteille, un espèce de jus assez épais, un peu salé et qui pique --> DEGUEU. Mais bon, au moins j'ai gouté et je sais que je n'aime pas...

Fin de la "sortie accompagnée". Ou presque. Avec Cécile on voulait ensuite aller se promener vers l'université, pour cela il fallait dont qu'on prenne un rickshaw. Seulement les prix se négocient avec le chauffeur avant de partir il faut donc savoir combien ça coûte à peu près, et savoir négocier car parfois les chauffeurs se montrent durs en affaire ! On peut penser que c'est un peu stupide de négocier de 25 roupies à 20 roupies sachant que 5 roupies = moins de 10 centimes !! (D'ailleurs 5 roupies c'est aussi le prix d'une glace ici hmmm) mais bon, la négociation fait partie du truc. Donc ils nous ont aidé pour la négociation et on est montées toutes les deux dans le rickshaw. Et alors là, première sensation de commencer à vivre à l'indienne ! En plus c'est plutôt agréable, finalement les gens ne nous regardent pas vraiment comme si c'était incroyable pour eux de voir des blancs, on ne se sent pas harcelé ni rien, j'espère que cette sensation va continuer. Enfin cela dit on était toutes les deux en mode jupe longue et t-shirt qui cache les épaules donc on se fondait peut-être un peu dans le paysage... Une petite photo que j'ai prise à bord de notre carrosse :


On a visité un peu notre université, Shri Ram college of commerce. C'est très grand, très vert, c'est assez agréable en fait. Il y a plein d'arbre, donc de l'ombre, donc des endroits un peu frais. On est entrées dans un bureau en se disant que tant qu'à être là, autant aller se présenter. On nous a redirigé vers un autre bureau où on a rencontré le directeur et le sous-directeur. On a été super bien accueillies en fait, ils nous avaient pas du tout oublié ni rien. Ils nous ont fait quelques recommandations : "vous serez toujours prises soit pour des riches soit pour des enfants", ils nous ont montré la liste des cours, etc etc mais ils n'avaient pas l'air pressés de conclure quoique ce soit d'officiel donc on doit revenir lundi pour choisir nos cours et officialiser notre inscription. La rentrée est le 21 finalement, et non le 16, alors avec Cécile on commence déjà à penser à une première excursion hors de Delhi.

Mon université pour cette année ! C'est plutôt beau, non ? A l'intérieur ça a l'air plutôt vieux et poussiéreux mais on a vu sur le site internet qu'il y avait une salle internet avec des ordinateurs à... écran plat !! C'est peut-être un signe que c'est pas si vieux que ça en a l'air, finalement.

Au retour on a également pris un rickshaw qu'on a du négocier seules et on a géré comme des pros ! Le premier nous a dit 30 roupies et pas 20 en refusant catégoriquement notre prix donc on est allées en voir un deuxième qui nous a d'abord dit non je prends à 25, puis finalement il a accepté 20 roupies ! Première victoire... On s'est ensuite un peu baladées dans le quartier, on a acheté des trucs, dont des glaces à la mangue à 5 roupies, vous l'aviez compris ! Pour le régime c'est peut-être un peu rapé finalement... Ah oui et hier soir on a mangé notre premier repas indien commandé dans un restaurant pas loin de l'appart' et je n'ai pas été malade, youpi !

Les premières impressions.

Ça y est je suis arrivée à destination. J'étais prévenue qu'il ferait chaud mais je n'avais absolument pas imaginé une chaleur aussi lourde, moite et pesante ! En sortant de l'aéroport ça nous est tombé dessus avec Cécile, c'est assez impressionnant. On a trouvé un pre-paid taxi rapidement et on a pu expérimenter la conduite indienne... Je peux vous dire que ça m'a tout de suite dissuadé d'imaginer un seul instant conduire dans ce pays !! On a emprunté une sorte de périph' de l'aéroport à la ville avec deux voies, mais non les voitures sont entassés les unes sur les autres de sortes qu'elles roulent sur 4 voies au moins, se doublent sans cesse, klaxonnent pour prévenir qu'elles vont doubler et freinent ultra brusquement en collant la voiture de devant, bun oui parce que si tu laisses le moindre espace de libre tu te fais doubler, klaxonner et tout. Le klaxon fait tellement partie du mode de conduite ici que sur les bus il y a marqué "horn please" (klaxonner s'il vous plait) ! En parlant de bus, il y en a plein ici, bon, comme dans toutes les villes en fait, seulement ils semblent plutôt vieux (comme notre taxi !!), ils sont bondés de chez bondés, les gens sont entassés à l'intérieur et les portes ne sont même pas fermées ! A expérimenter, bientôt...


Le trajet jusque chez nos hôtes Samuel et Stéphanie a duré environ 1h30 donc j'ai eu le temps d'écarquiller les yeux. Avec Cécile on n'arrivait plus à s'arrêter de sourire et limite on se pinçait pour réaliser qu'on était bien arrivées ! Et déjà quelle émotion quand l'avion s'est posé sur la piste indienne... Tout ce qu'on a vu en vrac : des voitures, des complètement délabrées, des moches, des luxueuses, beaucoup de motos, des autorickshaw (comme sur la photo (que j'ai piqué sur google) !), des rickshaw (la même mais avec un petit mec qui pédale un vélo pour tirer ses passagers), des vaches, des chiens, des gens en plein milieu du périph', des mecs qui s'arrêtent pour pisser sur le bord de la route, des mecs qui étalent un matelas sur le côté du périph' pour dormir, des vendeurs de jus de fruits ambulants à peu près tous les 100 mètres, en ville j'ai vu un chauffeur de rickshaw qui dormait sur son engin avec les pieds sur le guidon, les fesses sur la selle et la tête sur la banquette ! Et des piétons en masse qui manquent de se faire écraser toutes les deux secondes mais en fait non, pas du tout, c'est normal si la voiture te frôle et te roule limite sur les pieds, pas de panique ! Quoi d'autre ? Ah oui, l'odeur : un mélange de pollution, d'épices et de barbecue. Il ne fait pas très beau, le ciel est gris, il paraît que c'est la pollution. Bref, une sorte de bordel organisé, je ne sais pas trop. J'attends d'en voir un peu plus !

Pour ce qui est des formalités administratives on a décidé avec Cécile de s'y mettre lundi. Aujourd'hui et demain on glandouille et on fait un peu de tourisme. Ensuite on s'attaque à la recherche d'appartement (apparemment pas si compliqué que ça d'en trouver), on va se signaler à l'université (il serait temps qu'ils se rappellent de notre existence puisqu'ils semblent légèrement l'avoir oublié) et on va s'inscrire au FRRO qui est le service des immigrés en gros où on a 15 jours pour aller se signaler.

Voilà voilà en gros mes premières impressions.
Gros bordel, grosse chaleur, un dépaysement ouffissime, de la pauvreté mais est-ce que c'est vraiment de la pauvreté en fait je ne sais pas trop, c'est leur façon de vivre quoi, mais c'est tellement différent de la France (forcément...)... Hier soir je me suis sentie bizarre, genre merde, Joana, dans quoi tu t'es embarquée, t'aurais pas pu choisir plus simple ?! Je me demande si je vais réussir à vivre ici un an, si je vais me plaire. J'attends avec impatience de trouver un appartement. Je pense qu'une fois installé, vraiment installé, on se sent vraiment mieux, au moins un peu chez soi et puis on peut se poser, faire des trucs cool, tout ça.

vendredi 2 juillet 2010

From Riyadh


Premier message... Je suis à Ryad avec Cécile. On n'est pas encore arrivées à destination mais ici, même dans l'aéroport, tout est déjà différent. Dans l'avion déjà le pilote a fait une prière en arabe. Ensuite à l'aéroport les femmes sont voilées, les hommes portent des tuniques et un keffieh sur la tête. Le dessin "femmes" des toilettes est un petit bonhomme voilé et il y a deux salles de prière, une pour les hommes et une pour les femmes. On est déjà contentes d'être là, d'autant que notre avion a eu QUATRE HEURES de retard !! Cela dit ça écourte l'attente à Ryad, où les sièges sont d'ailleurs bien moins confortables qu'à Paris, car on était supposées attendre de 1h du matin à 9h50... Dur ! Je suis plutôt fatiguée mais très impatiente d'arriver enfin à destination ! Un mec de l'aéroport vient de me demander si je captais internet, j'ai dit oui, il s'en est étonné puis est allé voir le mec du snack genre "hé c'est pas normal la fille elle capte internet", donc j'ai peur qu'ils coupent bientôt, alors je me dépêche !

Une première photo : Cécile et Gaël, un mec rencontré à Paris qui va à Delhi aussi, en train de dormir en attendant l'embarquement ici, à Ryad. (Vous pouvez cliquer sur les images pour les voir en plus grand)