samedi 5 janvier 2013

Les débuts.

J'ai obtenu mon visa "sans problème" et je me suis envolée le lendemain matin pour Delhi ! Ma valise s'est entre temps perdue... Etant donné que cette valise contient à peu près toute ma vie pour les 5 mois à venir je trouve que ma réaction face à cette perte a été d'un calme incroyable. Heureusement, je suis retournée à l'aéroport hier après-midi et après avoir attendu à peu près une heure, on m'a ramené ma valise ! Seule et unique victoire de la journée puisque je l'ai passé dans ma chambre d'hôtel... Et comme il m'est tout simplement impossible de dormir (malgré mon calme olympien je dois malgré tout être un peu stressée) je n'ai fait que glander. Je n'ai rien mangé (à part des chips et des gâteaux) jusqu'à ce que j'arrive tout à l'heure chez les couch-surfeurs qui m'accueillent maintenant. J'ai partagé leur déjeuner, home made Indian food, hmmm. Et premier chai, ça se fête ! Je vois bien que mon premier jour ici est bien plus facile et tellement différent de mon premier jour il y a un an et demi, je me sens comme à la maison et ne suis presque surprise de rien. Mais quand même je me dis parfois mais bordel Joana, pourquoi tu es retournée te fourrer ici ? Tu n'aurais pas pu choisir une destination plus simple ? Bun non. De toute façon si j'avais pour habitude de choisir la simplicité, ça se saurai, non ?. Aujourd'hui j'ai commencé à chercher un appartement mais c'est dur de se décider pour deux quand on est qu'un. Je n'ai rien vu de génial mais Juliette a peut-être trouvé l'appartement de nos rêves, à Jon et moi, donc je vais voir ça demain et je vous tiens au courant ! 
Alala, il faudrait que je prenne des photos du look des indiens en hiver, ça vaut franchement le détour. Il fait très froid seulement quelques semaines alors peu d'entre eux ont de quoi (ou même l'envie de) investir dans des manteaux ou des chaussures d'hiver, ce qui donne lieu à des looks très originaux : superposition de pull multicolores (le best pour les hommes étant un pull sans manche poilu et multicolore), bonnets affreux ou écharpe posée sur la tête comme un foulard de grand-mère pour se tenir chaud aux oreilles, chaussettes dans les tongs, etc. Mais cela dit, c'est vrai qu'il fait TRES froid, j'ai hâte que les températures remontent ! Les deux premières semaines de Janvier sont généralement les plus froides. Je me souviens qu'avec Cécile on avait fui vers Mumbai à cette période là !

dimanche 30 décembre 2012

Delhi, round 2 !

Bon ça y est c'est reparti, après plus d'un an et demi d'attente, je repars en Inde ! C'est l'occasion pour moi de reprendre la rédaction de ce blog, j'ai un peu modifié la présentation (mais pas trop pour pas trop vous chambouler !) donc j'espère que vous mes fidèles lecteurs (bah quoi, c'est beau d'y croire !) vous sentirez toujours bien ici, et puis si j'en ai des nouveaux j'espère que ça vous plait ! J'ai dit que je reprenais la rédaction de ce blog mais en vérité je ne sais pas trop ce que je vais pouvoir y raconter. Je pars mercredi, le 3 janvier 2013, (si j'obtiens mon visa d'ici là, et c'est pas gagné) pour environ 4 mois et demi. Cette fois-ci je vais m'éviter les galères de l'université et aller découvrir le monde du travail dans une ONG qui fait principalement du développement urbain. Ça ne doit pas vous parler des masses mais j'imagine que j'aurai l'occasion d'expliquer de quoi il s'agit plus longuement dans les semaines qui viennent - mais en tout cas une chose est sûre, c'est que dans ce secteur il y a du boulot à Delhi ! 
Je suis très contente car ça va être une toute nouvelle expérience, même si je repars dans le même pays, et qui plus est dans la même ville. D'abord, ce n'est plus à l'université que je vais me frotter mais au monde du travail, et ça me fait très plaisir de débuter mon expérience professionnelle dans le pays qui précisément m'a fait m'orienter vers la voie du développement urbain. Ensuite, je ne vivrai non plus au nord de Delhi mais dans le sud qui est plus dynamique, plus jeune, plus riche aussi. Je vais découvrir une nouvelle partie de la ville avec ses bars, ses clubs, ses centres commerciaux et ses quartiers un peu "underground" et "arty" (bon en fait Delhi n'en compte pour l'instant qu'un mais tout de même c'est déjà pas mal). A côté de ça bien sûr la problématique dans le cadre de mon travail sera axée sur les bidonvilles, donc encore deux mondes que je vais devoir faire cohabiter. Je sais que certains d'entres vous appréciaient le côté carnet de voyage de ce blog mais pendant ces 4 mois et demi je risque de bien peu voyager puisque je serai dans un rythme de TRAVAIL. Peut-être, j'espère, quelques escapades le week-end... Du coup, j'espère pouvoir aborder d'autres thèmes d'actualité par exemple, ou des observations que je pourrai faire dans le cadre de mon travail ou de ma vie quotidienne, sur des réalités sociales ou autre. Bref, j'en sais trop rien encore. Je vais sûrement aussi beaucoup m'épancher sur ma vie personnelle et mon train-train quotidien, évidemment, vous me connaissez ! Comme d'hab, j'ai du mal à faire court, mais je voudrais juste rajouter que ces 4 mois à Delhi vont aussi être l'occasion pour moi de débuter une toute nouvelle étape de ma vie PERSONNELLE, et ça peut aussi bien mal se passer que bien se passer (c'est rassurant de relativiser), mais je suis contente d'être amenée à vivre ça en Inde. C'est un déroulement tout à fait... logique. Qui va de soit. 

Alors pour conclure, restez connectés ! Je n'écrirai pas d'ici au 3 Janvier (j'ai écrit ce message aujourd'hui car d'ici là des journées bien occupées m'attendent, hélas) (à part pour dire peut-être que j'ai bien obtenu mon visa (ou pas)) mais ensuite promis je vous abreuve d'articles tous moins intéressants les uns que les autres (aha) !

Si vous voulez me laisser des commentaires cela marche toujours de la même façon, de même que le fonctionnement général du blog.

dimanche 27 novembre 2011

Pondicherry.

Et voilà, l'Inde c'était bientôt fini. J'ai passé mes trois derniers jours en Inde à Pondicherry, et c'était assez paradoxale comme fin, puisque je les ai passé plus que jamais à me détacher de l'Inde plutôt qu'à essayer de m'en imprégner une dernière fois au maximum, mais c'était le contexte qui voulait ça. Pondicherry est une ancienne colonie française et j'étais accueillie chez Sarah que j'avais rencontré quelques mois plus tôt à Amritsar. Du coup, j'ai passé trois jours à manger dans des restaurants français, à admirer l'architecture coloniale française, à faire des soirées avec des français, à parler français et à profiter du vent de liberté et de la douceur de vivre qui règnent sur Pondi. C'était vraiment super cool, j'en garde un excellent souvenir. En plus, ces trois jours sont tombés pile sur mon anniversaire et je dois dire que c'était plutôt un chouette environnement pour le fêter. Evidemment je n'ai pas échappé à la tristesse du départ mais je ne pouvais pas y faire grand chose, je suis partie le dernier jour de mon visa ! Au moins, j'en aurais profité jusqu'au bout. Et puis même s'il y avait la tristesse de quitter ce pays, l'excitation de nouvelles aventures en perspective me faisait tenir, ce n'était pas encore le retour définitif en France, j'avais encore un peu de répit ! Je peux vous dire cependant que j'ai passé les quelques jours suivants à cogiter un max et je n'ai sans doute jamais autant écrit qu'à cette période là. Quitter l'Inde, et d'autres choses, ça n'a pas vraiment été évident (et ça ne l'est toujours pas).
Je n'ai quasiment pas de photos de ces jours à Pondicherry, c'est dommage car c'est une petite ville très jolie. Mais tant pis, c'est une excuse pour y retourner ! Le quartier français est fait de petits immeubles blancs et de jolies maisons avec de grands jardins. Il y a une longue promenade qui longe le bord de mer et les noms des rues (faut-il préciser que c'est déjà extraordinaire en soi qu'il y ait des panneaux indiquant les rues ?) sont écrits en français ! Si on traverse une rue, on se retrouve dans le quartier indien ou tout semble redevenir normal, c'est grouillant et animé, même si cependant on sent que c'est tout de même plus riche et plus propre qu'un autre coin d'Inde.

Bye bye India !

Prochaine étape... Jakarta !

dimanche 20 novembre 2011

Madurai.

Pour moi Madurai c'était le retour à la ville, après un mois à avoir vadrouillé de petites villes en petites villes, voire minuscules villages. J'ai vraiment ressenti ça presque comme un choc, en me disant que la ville ça m'avait manqué, vraiment. J'essayais d'analyser tout ce qui se passait autour de moi, de ne pas en manquer une miette et ensuite le soir quand on rentrait à l'hôtel je notais tout dans mon carnet. Je crois que je n'ai jamais autant philosophé sur mon environnement, et sur la ville en particulier que là, à Madurai. Du coup, je me rappelle qu'on n'a pas fait grand chose, à part beaucoup, beaucoup marcher, dormir et manger. On se trouvait des restau géniaux en haut de grands immeubles avec des vues super chouettes sur la ville, aussi un petit tailleur pour faire des kurtas à Jon et pour me donner l'occasion de négocier, encore et encore, et d'exaspérer les vendeurs. C'était un peu 3 jours de retour à la ville, à la civilization, où on se recréé un quotidien au milieu de ces milliers de gens affairés, de ces voitures et de ces animaux, bref, de toute cette vie bouillonnante qui tourne à mille à l'heure, qu'on soit là ou non. En plus, mon année en Inde touchait à sa fin, il ne me restait plus que quelques jours avant de prendre mon avion pour l'Indonésie et dire au revoir à ce pays pour une durée indéterminée et j'ai vécu ces quelques jours dans un espèce de brouillard bizarre, mêlant tristesse, bonheur et réflexion. Bref, un peu compliqué et beaucoup prise de tête.
Madurai se situe dans le Tamil Nadu et c'est la ville la plus importante de cet état avec environ 1 million 290 habitants. L'intérêt principal de la ville c'est son temple de style dravidien, magnifique. Il paraît qu'il y a aussi un joli palace mais... On n'a pas réussi à le trouver !

Le marché et le temple en arrière plan.

L'inévitable écharpe qui cache la poitrine...

Kanyakumari (début juin 2011)

Allez, allez. J'ai appris dans la vie que se décourager et ne pas achever quelque chose c'est pas très sérieux donc je me remets au boulot ! Aujourd'hui on part à Kanyakumari, la pointe la plus au sud de l'Inde. Il y a un air de bout du monde dans ce petit village de pêcheur qui se transforme néanmoins en gros lieu de pèlerinage hindou pendant les vacances indiennes grâce à son temple dédié à la déesse vierge Kumari.

Il y a aussi deux petits iles dédiées au poète et philosophe Thiruvalluvar qui avait l'habitude de venir sur un de ces deux rochers pour venir méditer.

Vue sur la ville depuis l'une des deux îles, l'endroit le plus au sud du sous-continent indien.

Allez, je ne m'arrête pas si bien lancée, et au lieu de bosser mon exposé pour demain, ainsi qu'un de mes 10 000 papers à rendre pour dans un mois, je vais aussi vous faire un joli article sur la prochaine destination : Madurai !

dimanche 9 octobre 2011

Varkala.

Je suis restée une semaine à Varakala, à ne pas faire grand chose si ce n'est profiter du lieu, du paysage et rencontrer plein de gens absolument incroyables. C'est à Varakala que j'ai enfin commencé à faire mon "deuil" (si si) de la Thaïlande, en me disant que des gens géniaux on en rencontre partout. Voilà, Varkala c'était un peu mon Ko Phi Phi indien, ça m'a fait du bien. A Varkala il y a une rue où se concentrent les hôtels et les restaurants qui se situent sur une falaise qui surplombe une longue plage à laquelle on accède par des escaliers très raides. Du coup le lieu est très convivial, on rencontre quelqu'un et on est sûr de le recroiser puisqu'il n'y a qu'une seule rue. Le point négatif c'est que c'est très touristique et que si on veut aller se mêler un peu à la population il faut prendre un scooter et faire quelques kilomètres. Pendant ce mois et demi de voyage ce n'était pas du tout la saison touristique ce qui, pour moi, n'a absolument que des points positifs. Des locaux plus disponibles, un nombre plus restreint de touristes et des meilleurs prix ! J'ai par exemple eu une superbe chambre pour 200Rs alors qu'en haute saison la propriétaire m'a avoué qu'elle la loue à plus de 1000Rs ! Au programme de cette semaine : farniente et rencontres :)

Petit dessert avec vue sur la mer, avouez qu'il y a plus désagréable comme vie...

Le balcon de mon hôtel.

La vue depuis le balcon...

Ce à quoi je ressemblais à Varkala, fin mai ou début juin 2011. (Merci Jeremy)

Prochaine étape : Kanyakumari, l'extrême pointe sud de l'Inde !

mardi 4 octobre 2011

Les backwaters + Amma Ashram

(Rien que le fait d'ouvrir cette page et de commencer à taper sur mon clavier pour continuer à raconter mon voyage me rend nostalgique.) Après être restée quelques jours à Fort Cochin, j'ai repris un bus direction Alleppey où je voulais m'organiser quelques petites excursions en bateau dans les backwaters. Seulement sur place cela a été absolument IMPOSSIBLE, c'est un des trucs de mon voyage que je n'ai jamais compris. J'ai fait le tour des agences pour touristes de la ville mais aucune ne comprenait ou ne proposait ce que je voulais (à savoir une excursion d'une après-midi sur une barque à travers les canaux et les villages au bord de l'eau, en gros), alors que je savais très bien que ça existe puisque j'avais rencontré des gens qui avaient déjà fait cela. Bon, tant pis, au lieu de péter un câble (ou plutôt, après avoir pété un câble), j'ai décidé de changer mes plans et de partir plus rapidement pour Amritapuri Ashram, et d'y aller en bateau. Pendant les quatre heures du trajet jusqu'à l'ashram je m'en suis prise plein les yeux, c'est un des meilleurs souvenirs de ces trois mois, je vous laisse constater. Cette région est située au Kerala, juste à côté de la mer, et est majoritairement composée de minuscules bancs de terre séparés par des canaux sur lesquels les habitants de la région font tout : ls circulent, ils font du commerce, ils se rendent visite, ils vont à l'Eglise (région très catholique) ou à l'école. Sur ce bateau j'ai rencontré Jeremy, un néo-zélandais qui allait également passer quelques jours à l'ashram et que je n'ai plus quitté pendant une semaine. Cette courte expérience à l'ashram (on est restés seulement deux jours) a été vraiment très enrichissante pour moi. C'était un peu mes premiers pas, après un an en Inde, dans un univers de spiritualité, de méditation, de dévotion. J'ai appris que je suis capable de méditer, que je manquais juste beaucoup d'entrainement mais que c'est un truc qui me plait, que j'ai envie d'essayer le yoga, que je reviendrai sûrement un jour en Inde pour faire un séjour un peu plus long dans un ashram, et je n'ai jamais autant pensé de ma vie, notamment durant le travail obligatoire que tous les visiteurs doivent faire (pour ma part c'était 4 heures au recyclage à balancer des poubelles sur ma table afin de trier tous les déchets, c'est vraiment dégueu mais bizarrement je me rappelle avoir aimé faire ce truc que je n'aime pas faire (oui c'est bizarre)).
Après ça je suis allée à Varkala où je suis restée skochée plus d'une semaine, je vous raconte ça bientôt !

Les fameux houseboats qui sont des barques traditionnelles transformés en habitations luxueuses pour touristes fortunés (c'est à dire pas moi).

Oui, parfois ils ont l'électricité.